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Mise au point sur les C.A.E Contrat d’Accompagnement à l’Embauche et Contrat d’apprentissage.

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lundi 30 mars 2009, par Cegete Châtellerault


Dans les trois collectivités, l’équipe municipale souhaite embaucher, pour pallier les départs en retraite des agents, des contrats d’accompagnement à l’embauche. Certes, dans le bassin d’emplois du Châtelleraudais la situation est catastrophique : fermetures d’entreprises, chômage .Un grand nombre de chômeurs va venir frapper à la porte du député-maire-président de la communauté d’agglomération, Mr Abelin.

En ces temps de crises, faire un geste envers les salariés qui viennent de perdre leur emploi dans le Châtelleraudais, atténuerait le bilan désastreux de la première année de mandature : suppression du tribunal des prud’hommes, fermeture de l’école de gendarmerie, fermetures d’écoles, mécontentement des Châtelleraudais… (voir la presse semaine n°11)

L’ expérience des CAE avait déjà été tentée sous l’ancienne municipalité pour embaucher les salariés licenciés de France Champignons, Amor, Technibois...La CGT avait à l’époque été hostile à ce projet : quels retours en avons-nous aujourd’hui ? Combien ont été intégrés ?

Pour le syndicat CGT des territoriaux…les CAE, ce sera NON.

Pourquoi ?

 > Ils installent les salariés dans la précarité puisque ce sont des contrats de 6 mois renouvelables 2 fois dans la limite de 24 mois. Ils peuvent être de 20 heures au minimum. Ils sont payés au SMIC soit 8,71€ brut de l’heure ! A peine de quoi survivre !

 > Ces contrats précaires suppléent aux emplois statutaires et cassent de fait le statut de fonctionnaire.

 > Ils mettent en péril nos systèmes de caisses de retraite : pas de cotisations à la CNRACL…exonérations de cotisations de l’employeur.

 > Que se passe t-il à l’issu du contrat : ils ne seront pas embauchés puisque la collectivité pourra à nouveau avoir recours à d’autres CAE.

Les syndicats ont été obligés de faire le forcing pour l’embauche de certains CAE en fin de contrat.

Ce sont des formes de contrats financés par l’état jusqu’à 85% du SMIC, donc par les contribuables : donc par nous tous . Se pose la question : les citoyens doivent-ils financer l’emploi précaire et affaiblir ses systèmes sociaux, sécurité sociale et retraite, pour les générations futures ?

Nous proposons des embauches statutaires et des salaires décents qui relanceront l’économie

L’embauche immédiate d’emplois statutaires pour pallier au manque d’emplois dans nos services : il manque 200 emplois administratifs, techniques, dans le secteur social, animation… !

Elles contribueront ainsi au financement de la sécurité sociale et notre caisse de retraite.

Elles permettront un véritable déroulement de carrière avec des perspectives d’avenir professionnel.

Elles répondront pleinement aux attentes des usagers, en qualité de service rendu, d’efficacité, d’égalité de traitement...

Contrats d’apprentissage :

En ce qui concerne la proposition de la collectivité de prendre des contrats d’apprentissage. Nous ne sommes pas hostiles à cette démarche, sous certaines conditions.

Dans les collectivités territoriales, subsistent encore un grands nombres de métiers très divers, avec des agents compétents qui disposent de savoir-faire, capables d’accueillir et de former des jeunes en contrat d’apprentissage. Cela serait bénéfique pour tous : faire découvrir à des jeunes la fonction publique territoriale, avec le perspective d’une embauche à la clef, rajeunir la population de salariés dans nos 3 collectivités, cela permet de mettre en valeur les compétences des agents souvent dénigrés et rabaissés.

Cela nécessite de mettre en place une vrai structure d’accueil, avec des agents référents, des maitres d’apprentissage pour un bon suivi de la formation de l’apprenti.

Cela nécessite aussi du temps à consacrer aux jeunes, des moyens financiers pour une réussite du projet.

Bémol :

Cependant, nos 3 collectivités, ville, CCAS, et CAPC les salariés constatent un manque d’agents dans leurs services : il ne sont plus pour certains en capacité d’exercer leur travail dans de bonnes conditions et demandent des embauches. La CGT l’a dénoncé à maintes reprises, a fait des propositions dans les CTP et a interpellé le maire...

Nous suspectons cette municipalité de vouloir tirer profit d’une main d’œuvre bon marché, par ces temps de crise . Nous avons l’exemple du recours de plus en plus à des stagiaires qui pour certains font le travail d’un agent...sans être rémunérés, bien entendu !

Oui à l’embauche d’apprentis, mais avec des embauches de personnels statutaires pour les encadrer.

La CGT est pour le développement des services publics qui garantissent un traitement égal des usagers, ils participent pleinement au développement économique du pays , ils ont un rôle social essentiel.


2 Messages de forum

  • Les exonérations de cotisations sociales : une véritable dévalorisation du travail

    Cette politique exprime en fait une dévalorisation du travail, car les cotisations sociales font partie intégrante de la rémunération de la force du travail ; elles constituent le salaire socialisé. En exonérant les employeurs de ces cotisations, l’Etat réduit le montant de salaire. Plus exactement, il demande aux contribuables de payer aux employeurs pour qu’ils embauchent les gens, donc des contribuables !

    De plus, cette politique conduit à un déclassement, à une dévalorisation des qualifications : les personnes plus qualifiées sont embauchées en tant qu’individus non qualifiés.

    Pis encore, cette politique crée une « trappe à bas salaires » : pour bénéficier du maximum d’exonérations, les entreprises ont intérêt à embaucher au niveau du Smic (où l’exonération est à 100 %) et en tout état de causes, elles ont intérêt à ce que le salaire ne dépasse pas le niveau de 1,6 fois le Smic (au- delà de ce plafond, il n’y a plus d’exonération).


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